Que ce soit à la tête de Hyundai Sorel-Tracy et de l’École de conduite Bouvier, comme chef mentor ou encore comme citoyen profondément impliqué dans sa région, Jean-Charles Caron mène un parcours professionnel toujours inspiré par ses trois grandes passions : atteindre la réussite en affaires, œuvrer dans le domaine automobile –  j’aime tout ce qui a un moteur ! – et transmettre ses connaissances auprès des jeunes. À voir le chemin parcouru, il est clair que cet homme d’affaires, respecté dans sa communauté, a atteint ses objectifs. S’avouant hyperactif, il continue de s’investir pleinement, désormais dans l’École de conduite. Mieux encore, Jean-Charles Caron travaille à faire progresser ce domaine, au sein de ConduiPRO, notamment le volet de la sécurité routière. Toujours dans l’idée d’améliorer les choses et de viser l’excellence, comme en témoignent les performances de l’École de conduite Bouvier. « La réussite nous distingue ! »

Comment l’École de conduite Bouvier
s’inscrit-elle dans votre parcours d’entrepreneur ?
Je me suis lancé en affaires en 1976, à mon arrivée à Sorel. Originaire de la région de Joliette et infirmier auxiliaire de formation, j’ai fondé Ambulance Richelieu et Médicom, un service d’appels innovateur. Pour diversifier mes activités, j’ai ensuite vendu les ambulances et acquis l’École de conduite Bouvier qui existait déjà depuis longtemps. Elle compte près de 50 ans d’histoire aujourd’hui. J’ai alors possédé quatre autres écoles de conduite à Québec, j’y travaillais à temps plein et j’avais ma formation de moniteur d’auto-école. Puis je me suis départi des écoles de Québec, en gardant Bouvier, et en 1995 je suis devenu propriétaire de Hyundai Sorel-Tracy, pour en faire l’une des concessions les plus dynamiques au Canada, récipiendaire de nombreux honneurs. L’aventure s’est terminée en 2014, par la vente à Albi le Géant. Pendant toutes ces années, Bouvier était mené par une directrice, mais j’y allais régulièrement.

Quels sont les services offerts par l’École de conduite ?
Bouvier est la plus ancienne école de conduite de notre région, et la plus locale puisque la seule indépendante, et tous les employés sont d’ici. Nous offrons tous les cours pour voitures, motos et cyclomoteurs, ainsi que pour les motoneiges, en exclusivité dans la région et au Québec, en collaboration avec la FCMQ1. Depuis 2010, les cours de conduite automobile sont obligatoires, soit 24 h de théorie et 15 h de pratique répartis sur 13 mois. Notre clientèle, vraiment très belle, est composée en majorité de jeunes de 16 à 18 ans, mais de plus en plus de 25 à 35 ans. Chaque année, l’école donne 4 000 heures de conduite automobile sur la route. Les clients éprouvant des problèmes spécifiques, par exemple après un accident ou sur le plan cognitif, ont accès aux services d’un ergothérapeute qui fait des évaluations puis des pratiques, selon les demandes du médecin, pour la SAAQ2. L’école propose aussi des mises à jour de quelques heures sur la route pour ceux qui ne conduisaient plus depuis longtemps.

Comment êtes-vous impliqué dans le domaine et quelle évolution constatez-vous ?
Je suis membre depuis 31 ans, et actuellement vice-président de ConduiPRO, un regroupement coopératif d’une soixantaine d’écoles de conduite indépendantes au Québec. Nous développons des outils pédagogiques pour améliorer la sécurité routière (tablette électronique, études sur le cannabis au volant, etc.) et travaillons avec les gens du ministère des Transports. Par ailleurs, nous venons de démarrer avec Bertrand Godin3 et Réjean Blais4 un centre de recherche sur la conduite sécuritaire : comment détecter les gens qui ont des problèmes (TDAH, effets du stress, et autres) pouvant affecter leur conduite. Il faut être proactif ! Notre enseignement doit aller plus loin, être plus pointu en considérant beaucoup d’aspects. Le contexte a changé : aujourd’hui les véhicules sont plus sécuritaires, et donnent des aides à la conduite, auxquelles il ne faut pas se fier complètement. D’autre part, les gens sont plus stressés, plus pressés, ils textent et téléphonent en conduisant, etc. Notre rôle est d’inciter les conducteurs à la prudence et à la courtoisie au volant, par la sensibilisation et l’approche éducative. Ce n’est pas la vitesse qui tue, mais l’attitude du conducteur. C’est pourquoi il faut travailler sur le comportement, développer le savoir-être comme je l’enseigne au mentorat.